LE VAMPIRISME ?

Les vampires existent-ils ?

Quelles formes prennent-ils pour séduire les humains et leurs familles ? Quelles sont les armes pour les détruire ? C’est à ces questions épineuses que répond ce Traité, rédigé au début du XXe siècle par le plus grand chasseur de vampires, le docteur Van Helsing, qui terrassa Dracula de la pointe de son épieu.

Cet authentique grimoire est parfaitement documenté sur tous les aspects du vampirisme tels que nous pouvons les connaître par l’Histoire, les légendes, le folklore, les croyances et les superstitions.  D’anciens traités et nouvelles, signés de grands maîtres du fantastique tels Poe, Hoffmann ou Dom Calmet, viennent compléter cet ouvrage. Une référence à conserver sur sa table de chevet, entre le crucifix et les chapelets de fleurs d’ail.

Traite de Vampirologie (par le Docteur Abraham Van Helsing)

Édouard Brasey est né en 1954 à Marseille.

Il a écrit près de cinquante ouvrages traitant surtout des contes, des légendes et de la fantasy. Il est notamment l’auteur de « L’Encyclopédie du Merveilleux » en 3 tomes.

Là il s’attaque à une mythologie relevant du fantastique. Le parti pris d’un exercice de style apocryphe – et si c’était le Van Helsing du « Dracula » de Bram Stoker lui-même qui rédigeait ce traité ? – semblait a priori une bonne idée. D’autant que la forme est particulièrement soignée : une typo à l’ancienne sur du papier jaune faussement mal massicoté et relié rigide (quoique les incrustations brillantes ne soient pas du meilleur effet pour faire grimoire).

Et tout plein d’anciennes gravures intéressantes pour alléger les pages.

La première partie du traité, “Présence des vampires dans le monde” peut ne pas convaincre. Encore une fois on essaye de faire remonter à l’Antiquité, voire à la Bible et au Talmud, l’existence de ces êtres apparus dans le folklore au XVIIIe siècle en Europe Centrale.

Lilith serait la première vampire, suivie par Isis l’Égyptienne, Ishtar de Chaldée et Kali l’Hindoue, puis les déesses grecques Lamia et Hécate, etc. Pas plus Brasey que Van Helsing ne sont crédibles en soutenant cette théorie, non dénuée d’un certain machisme. Toutes ces histoires de morts-vivants suceurs de sang commencent bien vers les années 1700. On apprend des anecdotes intéressantes, rapportées sous forme d’encadrés de textes de l’époque, dont du Voltaire ! 

La partie II concerne la “Physiologie du Vampire”. Il s’agit en fait de l’origine de ces morts-vivants, de leurs différentes appellations selon les régions (vampires, oupires, broucolaques, nosferatus, etc.), des moyens de les chasser et les tuer (ail, cruxifix, balles en argent, eau bénite, pieu dans le coeur, décapitation, lumière du jour, etc.).

La partie III, “Psychopathologie du Vampire”, insiste sur l’insanité mentale de ces êtres.

L’occasion de parler des lunatiques (et encore une fois d’assimiler à tort vampires et loups-garous) puis de s’intéresser à leur sexualité en faisant appel à Freud, Sade et Sacher-Masoch.

La suite n’est pas écrite par Van Helsing ni par Brasey.

La quatrième partie de ce livre est constituée de deux extraits des écrits de Dom Augustin Calmet (1746) et de Collin du Plancy (1820), qui ont tous deux traité des vampires.

La cinquième partie “Les Vampires dans la Littérature” propose des textes connus de Polidori, Hoffmann, Poe, Baudelaire et Nodier.

On ne peut qu’apprécier cette initiative qui rend hommage à tous ceux qui ont précédés Bram Stoker sur la thématique du suceur de sang.

  • Les chasseurs de vampires

Qui dit vampire dit forcément chasseurs. L’un va difficilement sans l’autre.

Constantine Gregory l’a bien compris et nous propose un manuel qui serait indispensable à toutes les « Buffy » et tous les « Van Helsing » en herbe, passant en revue tout ce qu’un bon  chasseur de vampire se doit de savoir.

  • Petit Résumé informatif ci-dessous
  • Qu’est-ce qu’un vampire ? : résume les origines des vampires, les personnages historiques, les croyances populaires de l’Égypte ancienne à la Réforme liées au mythe.
  • Identification des morts-vivants : fait le point sur les différentes formes de vampirisme, les autres créatures de l’ombre proches du personnage et les causes possibles d’une transformation.
  • Détection des vampires : pour savoir tous les petits truc permettant de reconnaître une attaque de vampire et trouver sa tombe.
  • Prévention du vampirisme : pour connaître quelques astuces qui éviteront une épidémie de vampirisme.
  • Tuer un vampire : les armes efficaces et quelques conseils en cas de combat.
  • Les bastions vampiriques : petit rappel des lieux liés à l’histoire du vampirisme (la Nouvelle-Orléans, la Transylvanie, …)

Les Vampires célèbres à travers les siècles !

  • Le vampire de l’Abbaye de Melrose.

Historien et chroniqueur, William of Newburgh ( 1136-1208 ) parle ici d’un vampire comme il est défini de manière contemporaine : il y a quelques années, l’aumônier d’une certaine Dame de haut rang mourut.Il fut inhumé dans le majestueux monastère qu’est l’Abbaye de Melrose. Or, ce prêtre ne respectait guère les voeux sacrés de son saint ordre et il passait ses jours presque à la façon d’un laïc.Ce qui se passa après sa mort montre de manière irréfutable qu’il était fort peu estimé et que sa culpabilité était condamnable et détestable. Pendant plusieurs nuits, il sortit de sa tombe et tenta de pénétrer par effraction dans le cloître. Mais, il échoua et ne put ni alarmer, ni molester qui que ce soit si grands étaient les mérites et la sainteté des bons moines qui habitaient là. Après quoi, il décida d’aller plus loin. Il apparut soudain dans la chambre à coucher, au chevet même de la dame dont il avait été l’aumônier, poussant des cris perçants et des gémissements à fendre l’âme. Cela s’étant produit plusieurs fois, elle fut presque folle de frayeur, redoutant qu’un terrible danger put lui arriver. Elle convoqua un frère supérieur du monastère et le supplia les larmes aux yeux de faire dire spécialement des prières pour elle puisqu’elle était tourmentée de la façon la plus extraordinaire et la plus inhabituelle.Quand il entendit son récit, le moine calma son anxiété et promit de trouver sous peu un remède. Rentré au monastère, il soumit son plan à un vieux moine avisé et ils décidèrent, en compagnie de deux jeunes gens robustes et courageux, de monter la garde dans la partie du cimetière où était enterré le malheureux prêtre.Minuit avait sonné et il n’y avait aucune trace du monstre. Trois des compagnons se retirèrent donc pour se réchauffer près du feu dans un bâtiment non loin de là. Mais, le moine qui leur avait demander de se joindre à lui décida de continuer à monter la garde. Tandis qu’il était seul sur les lieux, le Diable, pensant trouver une belle occasion de miner le courage et la ténacité de cet homme pieux, fit lever de sa tombe celui qui lui servait d’instrument. Quand le moine vit le monstre tout près de lui, il fut saisi d’horreur mais retrouva très vite son courage. Au moment où le monstre se ruait sur lui en poussant un affreux hurlement, il resta sur place et lui assénât un terrible coup de hache.Quand le mort reçut cette blessure, il poussa un terrible gémissement et, faisant volte-face, il s’enfuit aussi vite qu’il était apparu. Mais, le courageux moine le poursuivit et le contraignit à se réfugier dans sa tombe. Celle-ci sembla s’ouvrir aussitôt d’elle-même et elle se referma rapidement sur lui. Quand les trois autres moines entendirent toute l’histoire, ils décidèrent dès l’aube de déterrer ce maudit cadavre. Quand ils eurent enlevé la terre et mis à jour le cadavre, ils le trouvèrent marqué d’une terrible blessure tandis que le sang noir qui s’était écoulé avait apparemment inondé la tombe. La charogne fut transporté à un endroit éloigné du monastère où elle fut brûlée sur un grand bûcher et les cendres en furent éparpillées aux quatre vents.  

  • Histoire d’un mort-vivant au Pays de Galles.

Archidiacre d’Oxford, Walter Map ( 1140-1208 ) a raconté de nombreuses histoires de mortsvivants dont celle-ci : William Laudun, soldat anglais, homme connu pour sa grande force et son courage, alla trouver Gilbert Folio qui était alors évêque de Hereford et lui dit : « Monseigneur, je viens vous demander conseil. Un certain malfaiteur gallois est mort récemment à mon domicile. C’était un homme qui affirmait ne croire en rien, et après un intervalle de quatre nuits, il est revenu chaque nuit et n’a pas manqué à chaque occasion d’appeler nominalement d’un ton sévère l’un de ces voisins. Dès qu’il les appelle, ils tombent malades et meurent au bout de trois jours, si bien que maintenant, il n’en reste plus beaucoup. » L’évêque stupéfait répondit : « Le Seigneur a peut être  donné à l’esprit mauvais de ce misérable gredin le pouvoir de se réveiller et de faire marcher son corps mort. Il faut cependant exhumer le cadavre et l’égorger tout en aspergeant d’eau bénite le corps et la tombe et, cela fait, l’enterrer de nouveau. » Ce qui fut dit fut fait.Mais, les voisins survivants étaient toujours tourmentés et attaqués par l’esprit errant. Il arriva alors qu’une certaine nuit, tandis qu’il n’y avait plus beaucoup de survivants, le nom de William lui-même fut appelé trois fois. Mais lui, étant courageux, actif et perspicace, sortit de chez lui en courant, brandissant son épée dégainée. Le démon s’enfuit.Mais, William le poursuit jusqu’à sa tombe et alors qu’il s’y allongeait, William sépara proprement la tête du corps d’un coup d’épée. A partir de ce moment précis, la persécution que les gens subissaient de la part de ce vagabond démoniaque cessa  

  • L’affaire Gilles de Rais ou BARBE BLEUE (1405 -1440)
BARBE BLEUE (1405 -1440)

Ancien compagnon d’armes de Jeanne d’Arc ( il prend parti pour Charles VII en 1427 ), Gilles de Laval, Baron de Rais, petit-neveu de Du Guesclin, Maréchal de France ( 1404-1440 ) se retire dans ses terres de Machecoul et de Tiffauges ( Vendée ) en 1435 après avoir abandonner la Cour. Il s’y entoure de sorciers, s’adonne à l’alchimie et à la magie noire pensant trouver dans le sang le secret de la pierre philosophale.Ces pratiques ayant réveillé en lui des instincts pervers, il fera périr dans d’atroces tortures quelques 300 enfants qu’il faisait enlever d’abord pour les faire disparaître après avoir assouvi ses perversions sadiques puis satanismes.Malgré les soupçons, il ne fut pas inquiété avant de commettre l’imprudence de profaner une église. Le Duc de Bretagne fut alors mis en demeure par le roi de le livrer à la justice civile et religieuse. Gilles de Rais fut condamné et exécuté après s’être repenti. Le personnage de Gilles de Rais, qui correspond dans la tradition populaire plutôt à l’image de l’Ogre ou de Barbe Bleue, est néanmoins souvent cité comme vampire historique

  • Vlad III Tepes dit DRACULA (1431 – 1476)
Vlad III Tepes dit DRACULA

Vlad est issu de la famille des Basarabi, à laquelle on doit nombre de personnages historiques en Valachie, et en Transylvanie. Le surnom dont il est affublé dans les chroniques occidentales, écrites bien après sa mort, est Tepes (« l’Empaleur » en roumain), qui signifie celui qui mène au pal, du nom de sa méthode favorite d’exécution.On l’a aussi surnommé Dracula. Ce nom est celui de sa famille, les Draculea, issus de la dynastie des Basarab. Le premier à avoir porté ce nom est son père, Vlad II le Dragon (Vlad Dracul). En roumain, dracul se traduit directement par « le dragon » ou « le diable ». Le blason des Draculea porte la figure d’un dragon, sorte d’animal (légendaire) totémique de la famille. Vlad Tepes était un monstre, un modèle de cruauté. Il était aussi une brute qui aimait répandre le sang, le feu, la mort partout (on prétendait même qu’il buvait le sang de ses victimes, qu’il « sauçait » son pain avec !), qui tuait tous ceux qui se mettaient en travers de sa route, en leur réservant des morts atroces, dont celle du pal : on enfonce un pieu, si possible par l’anus pour les hommes ou par le vagin chez les femmes, et on le fait ressortir par la bouche, puis on laisse le pal sur lequel la victime pourrit pendant des jours à la vue de tous. Ses victimes se comptèrent en milliers, en dizaines ou en centaines de milliers selon certaines sources.  En 1476, Vlad est reconnu à nouveau comme prince de Valachie, mais il ne se réjouit que peu de temps de son troisième règne. Il est assassiné à la fin du mois de décembre 1476 à Bucarest.Le corps de Vlad Tepes est décapité et sa tête envoyée au sultan, qui la pique sur un pieu comme preuve qu’il est bien mort. Vlad Tepes est enterré au monastère de Snagov, sur une île proche de Bucarest.

  • Erzebeth Bathory ou La Comtesse ensanglantée (1560 – 1614)
Bathory ou La Comtesse ensanglantée

Elisabeth Bathory appartenait à une famille de la haute noblesse composée de magistrats, d’évêques, d’un cardinal et d’un oncle qui devint roi de Pologne. Elle vécut en Hongrie et épousa un noble du nom de Ferenz Nadasdy.Elle reste dans l’histoire de la Hongrie car elle fut rendue coupable de plusieurs châtiments corporels et de crimes de sang dans son château de Csjethe, situé au sommet d’une colline dans une région montagneuse près des Carpates.La Comtesse Bathory fut toute sa vie durant sujette à des maux de tête, tandis que certains de ses parents étaient victimes de problèmes psychiatriques. Dès son plus jeune âge, la comtesse était obsédée par sa beauté et par la jeunesse : elle tenait à tout prix à garder cet air. Lorsque débute cette tragique histoire, la Comtesse est l’épouse délaissée de Ferenz Nadasdy, soldat réputé pour sa bravoure. Son mari étant toujours parti pour livrer bataille, la Comtesse, pour tromper son ennui, s’initie à la magie noire grâce à Thorko, un de ses serviteurs qui deviendra son âme damnée, et commence à faire enlever et à torturer des jeunes paysannes.Un jour, une de ses servantes se piqua le doigt et l’éclaboussa de son sang. A l’endroit où celui-ci l’avait touché, sa peau semblait avoir pris une douceur inhabituelle. Dès ce moment, la comtesse fut persuadée que le sang pouvait lui donner la jeunesse éternelle. Elle tenait à prendre un bain de sang régulièrement et, à cet effet, elle n’hésitait pas à sacrifier des centaines de jeunes femmes vierges ( servantes, bohémiennes, filles du peuple ).Après la mort de son mari en 1600, Elisabeth peut s’abandonner librement à ses coupables activités aidée par Thorko ainsi que par sa nourrice Ilona, son majordome Johannes Ujvary et une sorcière nommée Darvula. Pendant 10 ans, des dizaines de jeunes filles, enchaînées dans les cachots du château, seront torturées avec raffinement et saignées à mort.Très vite, devant le nombre impressionnant de disparitions, la population constata que les disparitions survenaient lorsque la Comtesse résidait au château et amenèrent les autorités à s’inquiéter des rumeurs qui circulaient.A la suite d’une enquête menée discrètement, la Comtesse fut accusée le 30 décembre 1610. A cette date, le Comte Gyorgy Thurso, cousin de la Comtesse, à la tête d’une compagnie de soldats et de gendarmes, investit le château au moment même où se déroule une de ces orgies sanglantes.Outre des cadavres de jeunes femmes, on découvre dans les cachots souterrains des prisonnières encore vivantes dont le corps a été lardé de milliers de piqûres d’aiguilles et d’autres qui n’ont pas encore subi de sévices et qui attendent leur tour. Etant donné son rang social ( liens de parenté avec le famille royale ), le procès ( 1611 ) fut rapide et elle fut sauvée de la peine capitale.Elle fut condamnée à être emmurée vivante dans la chambre de son château de Csjethe où elle mourut un nuit d’août 1614 à 54 ans : certains témoins prétendent que le temps n’avait pas eu de prise sur elle. Ses complices furent tous exécutés.Le château resta à l’abandon après la mort de la Comtesse et les rumeurs continuèrent à circuler sur son compte et de lui attribuer le qualificatif de vampire.De ce fait, l’endroit resta longtemps maudit. Le nombre de ses victimes se situe entre 80 et 300. Le nombre réel est sans doute plus près de 300.

  • L’affaire Peter Plogojowitz (1666 – 1725)

En 1725, les cadavres retrouvés dans le village de Kislova en Slovénie firent naître de bien nombreuses questions. L’armée fut même sollicitée face à la panique des villageois.L’affaire commença avec la mort naturelle de Peter Plogojowitz à 62 ans.Un de ses voisins fut retrouvé mort la nuit suivante, vidé de son sang : une trace de morsure marquait son coup. Chaque soir, on retrouvait une victime dans le voisinage de Peter Plogojowitz morte dans les mêmes circonstances.On compta neuf victimes dans le village. L’idée qu’un vampire sévissait parmi les vivants traversa l’esprit des habitants de Kislova. Pour s’en assurer, le capitaine du détachement envoyé au village décida d’ouvrir sa tombe. On y découvrit son corps couvert de sang, ses yeux paraissant être ceux d’un vivant. Le capitaine s’empara d’un pieu qu’il enfonça dans le coeur du cadavre qui fut ensuite incinéré.

  • L’affaire Arnold Paole. (1727)

En 1732, près de Belgrade, Arnold Paole déclara avoir été attaqué par un vampire au cours de son service militaire. Peu de temps après son décès, on compta quelques victimes marquées d’une morsure au cou dans le village de Paole.Un chirurgien de l’armée décida d’ouvrir sa tombe dans laquelle on découvrit des traces de sang sur le corps de Paole, notamment au niveau de la bouche qui ruisselait encore du liquide pourpre.Il fut achevé à l’aide d’un pieu, cependant les témoins furent horrifiés en voyant le cadavre pousser un cri rauque et puissant quand le bois traversa sa chair.

  • L’affaire Bertrand ou le Vampire de Paris (1824 – 1849)

En 1849, le Conseil de guerre accusa le Sergent Bertrand d’avoir profané plusieurs dizaines de tombes dans différents cimetières parisiens et de s’être acharné avec une violence particulière sur les cadavres qu’il exhumait.

  • Le cas le plus célèbre de non-putréfaction d’un corps.

En 1869, Elisabeth Siddal, la femme du poète et peintre préraphaélite Dante Gabriel Rosseti décédée sept ans auparavant d’une overdose de laudanum, fut exhumée du cimetière d’Highgate par son mari.Ce dernier eut la surprise de retrouver son cadavre intact, sans aucune trace de décomposition. Ses cheveux roux avaient continuer à pousser dans son cercueil. Ce fait divers hors du commun inspira d’ailleurs une nouvelle de Bram Stocker qu’il intitula The Secret of the growing gold ( Le Secret de l’or qui pousse ) qui figure dans le recueil de nouvelles Dracula’s Guest ( L’invité de Dracula ). 

  • Victor Ardisson ou Le vampire de Muy (1872)

En 1901, le Dr Alexis Epaulard utilisa le terme de vampire pour désigner un nécrophile, Victor Ardisson surnommé « le vampire de Muy ». Ardisson, fossoyeur de son état, avait des rapports sexuels avec des cadavres de jeunes femmes qu’il avait enterrées quelques heures plus tôt. Le mot « vampire » qui connoté généralement l’idée de violence, d’agressivité et de sadisme semble avoir été particulièrement mal choisi dans la cas de Victor Ardisson, débile léger, de caractère doux et inoffensif qui n’avait rien d’un Dracula.

  • Fritz Haarmann ou Le vampire de Hanovre (1879 – 1925)

En 1925, le vampire de Hanovre, Fritz Harrmann né en 1879, fut décapité. Il avait perpétré 27 assassinats dont 24 jeunes filles qu’il tua, pour la plus part, d’une morsure au cou. Il fut arrêté en 1924.Cet homosexuel allemand mordait ses conquêtes à la gorges jusqu’à ce que mort s’en suive, lapant et buvant le sang jaillissant de la carotide.

  • La Femme Noire.

Dans les années 30, Paris vivait sous la menace d’une mystérieuse femme noire qui prélevait tous les soirs sur ses compagnons de fortune quelques gouttes de sang. 

  • Peter Kurten ou Le vampire de Düsseldorf (1883 – 1931)

Arrêté en 1929, Peter Küerten, le vampire de Düsseldorf, fut exécuté en 1931. Il avait été accusé d’avoir assassiné et bu le sang de 29 jeunes filles et fillettes et d’une tentative de strangulation sur une jeune fille de 18 ans en 1899.

  • John Georges HAIHT ou Le vampire de Londres (1909 – 1949)

Le 10 août 1949, John Haig fut pendu pour le meurtre de 9 personnes dont il fit disparaître les corps dans un bain d’acide, avec le motif avoué de boire leur sang avec une paille.Dans sa confession, cet homme détailla son cauchemar récurent et son besoin de se ressourcer en sang humain, cette dépendance absolue l’ayant conduit à commettre un premier meurtre en égorgeant un homme dont il s’abreuva à même la plaie. Lors de son arrestation, il était apparu comme un employé typique de la City, avec la moustache militaire taillée au ciseaux de brodeuse, la chemise impeccable et l’air avenant.

  • Le Marin.

A Boston, James Brown fut accusé d’avoir sucé le sang d’un des membres de son équipage.  

  • L’affaire du tombeau ouvert.

Au cimetière londonien de Highgate se déroule en 1970 l’affaire de vampirisme la plus importante du XXème siècle. Deux jeunes filles ayant affirmé en 1967 avoir vu des morts sortir de leur tombe, une chasse aux vampires est menée par Sean Manchester, membre de l’Eglise du Saint-Graal.Toutes sortes de chasseurs de vampires se présentèrent sur les lieux où le nombre de badauds ne cessait de croître. Les chasseurs de vampires décidèrent de pénétrer dans le caveau du cimetière où étaient entreposé de nombreux cercueils.Un seul, cependant, était entreposé sur le sol à l’écart des autres au fond du caveau, apparemment bien conservé mais sur lequel ne figurait aucune trace de l’identité de son occupant. Les hommes de chasse décidèrent de s’en approcher avec prudence et de l’ouvrir. Ils découvrir que le cercueil n’était pas vide et que son occupant paraissait n’être pas mort depuis longtemps, comme s’il était arrivé la veille.Pourtant, il était dit que le caveau n’avait plus reçu de cercueil récemment. Sean Manchester renonça cependant à enfoncer un pieu dans le corps du défunt mais procéda à un exorcisme : « Avance-toi, être perfide, porteur de tous les maux et de toutes les faussetés, ennemi de la vertu, persécuteur des innocents ! Cède la place, vicieuse créature ! Cède la place, esprit malin ! Cède la place au Christ ! »Soudain, un grondement sourd se fit entendre des tombes. Manchester brandit un crucifix qu’il jeta dans l’obscurité du caveau. Plus aucun bruit ne se manifesta.L’entrée du caveau fut murée avec des briques. L’affaire a été rapporté par Sean Manchester dans The Highgate Vampire 

  • Kuno Hoffman ou Le vampire de Nuremberg (1931 – ?)

Le vampire de Nuremberg s’acharna d’abord sur les tombes d’où il déterrait des femmes récemment inhumées pour leur ouvrir la gorge et boire leur sang, avant de tuer, en1972, un jeune couple sur lequel il se livrât au même rituel sanguinaire.

  •  André Chikatillo (1936 – 1994)

Ce monstre dévora et mutila au moins 53 victimes, garçons ou filles, la plupart assez jeunes.Condamné à mort le 15 octobre 1992 pour le meurtre de 52 femmes, enfants et adolescents entre 1978 et 1990, principalement dans la région de Rostov-sur-le-Don, actuelle Fédération de Russie, il fut exécuté d’une balle dans la nuque le 14 février 1994.Ses derniers mots furent : “ne me faites pas sauter la cervelle, les japonais veulent l’acheter” (véridique).

  • Richard Chase ou Le vampire de Sacramento (1950 – 1980)

Son nom est Richard Trenton Chase. Richard Trenton Chase (23 mai 1950 – 26 décembre 1980) est un tueur en série américain qui tua six personnes en Californie.Il était surnommé le« Vampire de Sacramento » car il buvait le sang de ses victimes et se livrait à des actes de cannibalisme. Psychotique délirant, il faisait cela pour éviter que les nazis transforment son sang en poudre, via un poison qu’ils auraient placé sous son porte-savon. Il se suicide en 1980, lors de sa première année d’incarcération.

  • Daniel et Manuella RUDA (2001)

Adeptes du satanisme, Manuela et Daniel Ruda, deux allemands, rêvaient de se changer en vampires… Mais pour cela, il leur fallait sacrifier une victime humaine au diable… Le procès de Manuel et Daniel Ruda, alors âgés de 23 et 26ans, s’ouvre au début du mois de janvier 2002. Face aux parents de la victime, les accusés ricanent, font des bras d’honneur, profèrent des injures…Le 31 janvier 2002, Daniel Ruda sera condamné à passer au moins quinze ans dans une institution psychiatrique, et Manuela au moins treize ans dans le même type d’institution.. 

  • Gilles de Rais ou Barbe Bleue  

Gilles de Montmorency-Laval, plus connu sous le nom de Gilles de Rais, né au château de Champtocé-sur-Loire, à une date inconnue, possiblement vers la fin de l’année 1404 ou plus vraisemblablement vers le 1er septembre 1405, mort le 26 octobre 1440 à Nantes, est un seigneur de Bretagne, connu pour avoir été maréchal de France et compagnon d’armes de Jeanne d’Arc.

Gilles de Rais vu le jour en 1404 au château de Machecoul, près de Nantes.

Sa famille, les Montmorency-Laval, était alors l’une des plus grosses fortunes de France. Son père abandonna le nom et les armes de Laval pour prendre le nom de Rais et ainsi hériter de nombreuses terres. En 1415, à la mort de ses parents, le jeune Gilles est élevé par son grand-père, Jean de Craon. Contrairement au vœu du père de Gilles, Jean de Craon obtint le droit de tuteur. Le grand-père avait une réputation sulfureuse : captages d’héritages, chantages, violences, corruption, pillages… Le garçon reçut une éducation guerrière et nobiliaire mais sans contrôle et réelle attention de son grand-père. N’écoutant que ses intérêts, Jean de Craon tenta à deux reprises de marier Gilles, mais les deux fiancées décédèrent prématurément. Enfin, en 1420, il décida Gilles à enlever Catherine de Thouars pour l’épouser officiellement en 1422. Ils eurent un seul enfant, une fille en 1429. Le grand père fit un don au Pape pour que le mariage fut célébré (un lien de consanguinité existait entre les deux promis, interdisant le mariage aux yeux de l’église). Cette figure historique, souvent gommée des livres d’histoire, est parfois associée au vampirisme pour ses pratiques sanglantes. Appelé à l’époque Gilles de Rais (également Gilles de Raiz, Gilles de Rayz,Gilles de Ray, on dirait aujourd’hui Gilles de Retz), Gilles de Montmorency-Lavalfut baron de Retz, seigneur de Machecoul, de La Bénate, du Coutumier, de Bourgneuf-en-Retz, de Bouin, de Saint-Étiennede-Mer-Morte, de Pornic, dePrincé, de Vue, etc. (villages et châtellenies qui constituaient à l’époque labaronnie de Retz), ainsi que de Tiffauges, de Pouzauges, de Champtocé-sur- Loire et d’Ingrandes, seigneuries acquises par héritage et mariage.

Afin de pallier ses dépenses, Gilles de Rais s’adonne à l’alchimie en vue de trouver la pierre philosophale. 

En 1438, Eustache Blanchet, prêtre au service de Gilles de Rais, recrute ainsi à Florence le clerc toscan Francesco (François) Prelati, originaire de Montecatini Terme près de Pistoia. Outre les expériences alchimiques, Prelati invoque les démons à Tiffauges en présence de Gilles de Rais 

À l’époque il se proclamait également comte de Brienne , alors que ce titre était tenu par le comte Pierre Ier de Luxembourg-Saint-Pol. Ses immenses revenus, ses alliances et sa parenté avec de grandes familles nobles (Montmorency, Laval,Thouars, Craon, etc.), firent de lui un des seigneurs les plus en vue de son époque.

Il devient en 1432 l’un des plus riches seigneurs du royaume après la mort de son grand-père maternel Jean de Craon, seigneur de La Suze-sur-Sarthe, de Champtocé-sur-Loire, d’Ingrandes, etc. On évalue sa fortune à trois cent mille livres de rente, sans compter les profits de ses droits seigneuriaux, les émoluments de ses charges et un mobilier de cent mille écus d’or, ses revenus étant évalués à 200 kg d’or par an.

Mais il en a bientôt dissipé la plus grande partie par ses prodigalités, son faste et ses débauches.

Gilles de Rais est une figure de la guerre de Cent Ans, lors de laquelle il est promu maréchal de France et combat aux côtés de Jeanne d’Arc. Rentré sur ses terres après la mort de la Pucelle d’Orléans, il dépense sans compter sa fortune et, endetté, s’essaye à l’alchimie et à l’invocation de démons pour renflouer ses caisses. 

En 1440, Gilles de Rais est condamné par un tribunal ecclésiastique pour hérésie, sodomie et meurtres de « cent quarante enfants, ou plus »

Il est simultanément condamné par une cour séculière pour s’être emparé indûment du château de Saint-Étienne-de-Mer-Morte ainsi que pour des crimes commis sur « plusieurs petits enfants, non pas seulement dix, ni vingt, mais trente, quarante, cinquante, soixante, cent, deux cents et plus, en sorte qu’on ne pourrait faire au juste la déclaration du nombre ».

La nature exacte et le nombre de ses crimes divisent aujourd’hui les historiens.

Longtemps après sa mort, certains auteurs et historiens ont fait de lui le personnage de « Barbe Bleue», d’autres l’ont qualifié de tueur en série, bien que ces appellations soient posthumes et anachroniques 

Le procès de Gilles de Rais est l’un des tout premiers procès des barons du royaume, qui jusque-là étaient maîtres en leur baronnie, et ne relevaient de la justice de personne. Le procès s’ouvre à Nantes le 8 octobre 1440.

Gilles de Rais a la possibilité de récuser les juges pour partialité à l’ouverture du procès, mais l’acte d’accusation ne fait alors état que de l’acte véniel mentionné précédemment, ce qui soulage l’accusé qui reconnaît la compétence des juges.

Ce n’est qu’à la deuxième audience, le 13 octobre 1440, que l’acte d’accusation complet est dévoilé, mais il est alors trop tard pour l’accusé de récuser les juges. Gilles de Rais se rend compte qu’il a été piégé et qu’il a affaire à un dossier d’accusation très étoffé et que de plus, les langues se délient. Les témoignages à charge affluent. Ses valets (Poitou et Henriet) et ses complices qui l’auraient assisté dans ses crimes, arrêtés et soumis à la question (la torture est épargnée à Gilles de Rais de par sa noblesse), l’accablent 

Gilles de Rais s’emporte et se révolte. Cette excommunication l’effraie, et il se résout alors à faire des aveux en échange de la levée de cette sanction, ce qui lui est accordé. Certains auteurs y voient une preuve de sa foi en l’Église et dans le jugement de Dieu. Sa confession, prononcée dans sa prison, est répétée à l’audience du 22 octobre

Gilles de Rais s’est en outre rendu coupable du crime de félonie. En effet, après avoir vendu à son suzerain Jean V de Bretagne la place de Saint-Étienne-de-Mer-Morte, il en a repris possession en menaçant le gouverneur d’égorger son frère s’il ne la lui livrait pas. 

Le jugement est prononcé le 25 octobre par le tribunal présidé par le procureur et sénéchal de Bretagne, Pierre de l’Hôpital.

Gilles de Rais a été excommunié pour« apostasie hérétique […] évocation des démons […] crimes et vices contre nature avec des enfants de l’un et de l’autre sexe selon la pratique sodomite »

La sentence de la cour ecclésiastique reproche à Gilles de Rais cent quarante meurtres « ou plus » tandis que la sentence de la cour séculière n’arrête pas de chiffre exact. 

Gilles de Rais et ses deux valets sont condamnés à être pendus, puis brûlés

À sa demande, le tribunal lui accorde trois faveurs : le jour de l’exécution, les familles des victimes pourront organiser une procession, il sera exécuté avant ses complices et son corps ne sera pas entièrement brûlé pour être inhumé

Le lendemain matin, le 26 octobre 1440, après une messe à la cathédrale Saint-Pierre de Nantes, l’exécution est accomplie, selon les sources, en prairie de Biesse ou sur le site actuel de l’Hôtel-Dieu

Tandis que ses valets, Poitou et Henriet, sont laissés sur le bûcher, le corps de Gilles de Rais en est retiré, avant d’être trop abîmé par les flammes 

Conformément à la requête qu’il avait formulée et qu’on lui avait accordée avant son exécution, son corps est enseveli dans l’église du monastère des Carmes, à Nantes. 

Ce monastère et le monument funéraire dédié à sa mémoire seront détruits durant la Révolution française, et son corps sans doute jeté dans la Loire.